
Nous voilà à mi-chemin. Du moins, je l’espère.
La séance de chimiothérapie s’est bien passée. La récupération, elle, reste trop lente pour moi, comme d’habitude.
La chimiothérapie, en théorie, je sais ce que cela signifie, mais le vivre est tout autre chose. Ce n’est pas un traitement classique : elle détruit la tumeur et, en même temps, elle détruit l’organisme. Les bénéfices existent, mais ils ne se voient pas tout de suite.
Contrairement à ce que certains imaginent, je ne vais pas mieux après chaque séance. C’est l’inverse. À chaque chimio, mon corps se dégrade : les toxines s’accumulent, mon système immunitaire s’affaiblit, mon corps et mon visage portent de plus en plus les marques de la maladie.
C’est un moment à la fois doux et amer. J’ai parcouru la moitié du chemin, et c’est important à souligner. Safyatou insiste sur la qualité de mes analyses sanguines. Mais il me reste encore au moins trois séances, avec des effets qui vont continuer à se cumuler.
Avant la cinquième chimiothérapie, dans un peu plus d’un mois, je passerai un scanner qui donnera une première indication sur l’efficacité du traitement. Je ne vais pas cacher que j’appréhende déjà cette étape.
Ce post est sans doute le moins positif depuis le début du traitement. Mais il me semble important de dire les choses clairement : la chimiothérapie n’est pas un parcours de guérison immédiate. Pour cette première phase, c’est une phase de dégradation.
Je sens l’attente, l’envie de tous de me voir aller mieux. Je vous en remercie. Mais je préfère être honnête avec vous : je ne suis pas encore en train de guérir, je suis en train de traverser la maladie.
Merci à tous pour votre soutien.

Je te souhaite plein de courage. T’es un battant. C’est pas toi qu’on appelle le tigre du Piémont d’ailleurs ? :)
Forza ! Bises.
Ciao Piero, j’ai été vraiment triste de lire ce que tu traverses en ce moment. Cette maladie est tellement dure et la chimiothérapie demande un courage immense. Mais je suis sure que tu trouveras en toi la force necessaire pour avancer, step by step… Je penses fort à toi, Safyatou et les enfants et je t’embrasse! Sandra